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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

Les contradictions de la droite face à l’aide active à mourir

Il n’y a rien de pire que les gémissements des droitards par rapport à l’aide active à mourir. Les mêmes qui soutiennent activement, à travers la réduction des dépenses publiques, la précarisation de l’hôpital et des services de santé, font mine de comprendre que cela pourrait conduire à ce type de dérives.

En effet, il ne suffit pas de vouloir développer les soins palliatifs — encore faut-il y mettre les moyens — mais de constater que le capitalisme néolibéral, à travers la valorisation de la productivité, s’en prend à ceux qui vont être considérés comme improductifs, à savoir les handicapés, les malades ou les personnes âgées.

Dans ce cas, il apparaît logique qu’il faille raccourcir la vie de ceux qui ne répondent plus aux critères de la « valeur travail », ces fameux assistés qui coûtent cher à la collectivité.

Comme l’a démontré Jean-Claude Michéa, le libéralisme culturel, à travers le droit à la mort, et le libéralisme économique, consistant à rationaliser les dépenses publiques, ne constituent qu’un bloc homogène[1].

Dans une société qui organise la pénurie de soins et la dévalorisation des plus vulnérables, le choix de mourir n’est jamais un choix libre, mais le produit d’un ordre social qui a déjà décidé qui mérite de vivre.

 

Nicolas Maxime


[1] Jean-Claude Michéa, L’Empire du moindre mal, Flammarion, 2007.

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