Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Il semblerait que le barrage anti-fasciste RN se soit transformé en barrage anti-gauche et anti-LFI, considérés eux-mêmes comme des fascistes pro-Hamas. De Jérôme Guedj (PS) à Jordan Bardella (RN) en passant par Emmanuelle Ducros, Rachel Khan et Bruno Retailleau entre autres, le bloc néoconservateur s'est reformé à l'occasion pour combattre « l'apologie du terrorisme ».
Rappelons au passage aux défenseurs de la liberté d'expression que la loi contre l'apologie du terrorisme[1], que LFI veut supprimer, a surtout permis de bâillonner toute forme d'opposition à la doxa. Elle a surtout visé des syndicalistes, des militants politiques et des Gilets Jaunes avant de s'attaquer au terrorisme. C'est un exemple parlant du « fascisme déjà là ».
À force d’instrumentaliser la peur et de confondre critique politique et apologie du terrorisme, ce dispositif révèle combien l’État peut être mobilisé pour restreindre le débat démocratique plutôt que pour protéger réellement la société. Le paradoxe, c’est qu’en prétendant lutter contre l’extrême, on finit par instaurer des mécanismes de contrôle qui rappellent certains procédés autoritaires, normalisant ainsi la censure et le harcèlement juridique contre toute voix dissidente.
Nicolas Maxime
[1] La répression de l’apologie du terrorisme a été renforcée en France notamment par la loi du 13 novembre 2014 et son intégration dans le Code pénal (article 421-2-5).