Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Le pass sanitaire a été approuvé par les deux chambres avec une absence de débat démocratique. Ce dispositif conditionne l’accès à de nombreuses activités sociales à la présentation d’une preuve sanitaire (vaccination, test négatif ou rétablissement), ce qui entraîne l’exclusion temporaire de millions de personnes de lieux de sociabilité, de culture, de loisirs et de transport.
La mise en œuvre du pass instaure un système de contrôle diffus : agents, salariés et citoyens sont amenés à vérifier le statut sanitaire d’autrui. Ce pass sanitaire nous fait entrer dans l’ère de la société de surveillance généralisée. Une société où chacun peut devenir le flic de l’autre. Une société où la vie privée, les données personnelles et le secret médical ne sont plus garantis. Une société où l’exclusion sociale devient la norme. Une société où l’Etat organise la contrainte et où la liberté devient l’exception. Une société qui s’inspire du modèle chinois et un pass sanitaire qui pourra être étendu à d’autres domaines que la vaccination afin de devenir un pass citoyen.
Le pass sanitaire incarne un choix politique assumé par Emmanuel Macron et ses soutiens, dont ils devront répondre face à ses conséquences sociales et démocratiques.
Nicolas Maxime