Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

Pass sanitaire : un dispositif de contrôle social

L’entrée en vigueur du pass sanitaire, depuis le 9 août, illustre une situation perçue comme profondément incohérente dans sa mise en œuvre concrète. Des personnes âgées se voient empêchées d’accéder à des consultations hospitalières pourtant essentielles pour le suivi de maladies chroniques ou graves. Dans les gares, des agents de la SNCF distinguent les voyageurs à l’aide de bracelets de couleur, créant une séparation visible entre individus selon leur statut sanitaire. Parallèlement, des jeunes se voient refuser l’accès à des terrasses ou à des lieux de sociabilité ordinaires, tandis que les restaurants, cafés, cinémas et lieux culturels enregistrent une baisse sensible de leur chiffre d’affaires par rapport à la même période antérieure.

Dans le même temps, plusieurs millions de personnes considérées comme à risque ne sont toujours pas vaccinées, alors que l’effort politique et médiatique semble se concentrer sur la vaccination des adolescents dès l’âge de douze ans. Cette hiérarchisation interroge la cohérence de la stratégie sanitaire au regard de la protection des plus vulnérables.

Au-delà des aspects sanitaires, le pass transforme les citoyens, les salariés et les professionnels en contrôleurs permanents, brouillant la frontière entre responsabilité collective et surveillance généralisée. Le secret médical s’en trouve fragilisé et un précédent est instauré : celui d’un dispositif de contrôle social fondé sur la vérification constante des individus, alimentant la crainte d’une normalisation durable de mécanismes inspirés des sociétés de surveillance décrites par George Orwell[1].

 

Nicolas Maxime


[1] 1984, George Orwell, 1949 : décrit une société fondée sur la surveillance permanente des individus et le contrôle social.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article