Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Quentin, 23 ans, membre du collectif Nemesis, un mouvement féministe identitaire, est mort, après avoir été tabassé en marge d'une manifestation contre la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
Rien ne valide mieux la théorie de René Girard sur la rivalité mimétique que ce passage à tabac tragique qui permet de comprendre que l'adversaire n'est plus un opposant d'idées, mais un double monstrueux qu'il faut détruire[1].
On assiste désormais au passage à une polarisation extrême entre deux camps qui veulent incarner le Bien, comme aux États-Unis, où le débat politique s'efface devant l'affrontement physique. Chaque camp imite les méthodes de l'autre, les antifascistes se mettent à user de la violence des fascistes, les identitaires deviennent des victimes et se mettent à leur tour à dégrader les locaux de La France Insoumise.
Chacun devient le bouc émissaire de l'autre et la violence devient le seul langage commun. Pouvons-nous sortir de cette boucle infernale ou sommes-nous condamnés à la guerre civile ?
Nicolas Maxime
[1] René Girard, La Violence et le sacré, Grasset, 1972 ; Le Bouc émissaire, Grasset,1982.