Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Les médias généralistes, appartenant à quelques milliardaires, n’ont désormais que le mot « polémique » à la bouche. Ils font des caisses sur la venue d’un rappeur, tout sauf islamiste et même pas écouté par les jeunes de banlieue, aux universités d’été d’Europe Écologie Les Verts, ou encore sur une chanson de Michel Sardou supposée « de droite », sujet qui n’intéresse au fond presque personne en dehors de certains cercles bourgeois.
Pendant ce temps, dans le monde réel, on assiste à une canicule avec des pics de chaleur rarement connus, l’inflation s’installe dans la durée, l’hôpital public continue de se diriger vers sa dégradation, et il y a toujours autant, voire de plus en plus, de précaires et de sans-abris.
Mais le problème de la société serait de savoir si Médine doit se rendre aux universités d’été d’EELV et si les chansons de Sardou sont de droite.
On nage en plein délire, tant le décalage est abyssal entre les problématiques vécues par les gens dans la vraie vie et les fantasmes fabriqués par les médias et amplifiés sur les réseaux sociaux.
Comment vouloir, dans ces conditions, que les gens aient encore envie de s’intéresser à la politique et à la citoyenneté ?
Nicolas Maxime