Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Le gouvernement vient de faire passer dans l’indifférence générale la réforme de l’assurance chômage 2.0 :
- Les chômeurs ne seront pas indemnisés en cas d’abandon de poste ou de refus de CDI.
- Les indemnités seront modulées selon la situation du marché de l’emploi.
Il s’agit ni plus, ni moins de la réforme la plus antisociale jamais votée en France, du niveau de Margaret Thatcher et Ronald Reagan. Elle n’aura aucun effet positif pour les employeurs, elle risque cependant de précariser davantage les personnes privées d’emploi dont les conséquences seront une baisse des revenus, une augmentation du nombre de locataires ne pouvant plus assumer financièrement leurs dépenses locatives et donc une hausse des expulsions, davantage de troubles psychiques notamment de la dépression (ce qui fera au passage augmenter les dépenses de l’assurance maladie) et in fine une explosion des inégalités sociales.
Une logique punitive qui transforme la protection sociale en instrument de mise sous contrainte plutôt qu’en filet de sécurité.
Nicolas Maxime