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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

L'héritier souhaite supprimer le SMIC

Un héritier qui n’a jamais réellement travaillé de sa vie, fils d’un ancien président de la République : Louis Sarkozy qualifie le SMIC de « crime social » et propose purement et simplement sa suppression.

Le véritable crime social serait pourtant de supprimer le salaire minimum.

On assiste ici à un maniement pervers du langage par les libertariens en renversant la réalité économique pour faire croire que le problème viendrait de la protection sociale et du droit du travail. Sans SMIC, la voie serait ouverte à une précarisation massive du travail. On verrait se multiplier des « mini-jobs » comme en Allemagne ou des emplois permettant à peine de survivre.

En tant qu'admirateur de Milton Friedman[1], Louis Sarkozy prône à la place un crédit d'impôt pour les bas salaires. Problème : la prime d'activité existe déjà ! S'agit-il alors de proposer une « super prime d'activité » financée par l'État pour compenser la baisse des salaires accordée aux patrons ? C'est le comble du cynisme. N'est-ce pas la droite qui passe son temps à fustiger l’« assistanat » ?

En somme, cette proposition est une double peine pour le modèle social car elle précarise les salariés tout en faisant porter le coût de la misère par les contribuables. C'est une déconnexion totale des réalités du monde du travail pour l'héritier qui souhaite supprimer le SMIC. Et on doit toujours garder à l'esprit que le Capital s'opposera toujours aux travailleurs !

 

[1] Milton Friedman, Capitalisme et liberté, University of Chicago Press, 1962.

 

Nicolas Maxime

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