Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Chaque 1er mai, on assiste au même spectacle. Les syndicats défilent, entonnant le refrain du « social-réformisme ». Augmentation du SMIC, retraite à 60 ans… Des revendications nécessaires, certes, mais qui tournent à vide. De plus, la CGT semble n’avoir plus rien d’autre à proposer au monde du travail qu'un mode défensif qui, faute de rapport de force réel, s'avère incapable d'empêcher les réformes d'aboutir.
Où est passée l'ambition ? Rien sur la socialisation des moyens de production, rien sur l'autogestion ou le salaire à vie[1]. À quoi servent les syndicats s'ils n'ont plus de projet de société à offrir ?
Pendant ce temps, les libertariens, eux, ne manquent pas de suite dans les idées. Leur projet est clair : une individualisation totale du système social. Ils prônent une attaque frontale contre la solidarité, fustigeant un système où « 30 % bossent pour 70 % ». Ils dénoncent ce qu'ils appellent le « chaos absolu » des 35 heures et l'assistanat de ceux qui partiraient « à Phuket faire du paddle » avec leurs indemnités chômage[2].
Nicolas Maxime