Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Le nouveau RUA, versé de manière automatique, aurait vocation à réunir « le plus grand nombre de prestations sociales, du RSA aux APL ». Surtout, il serait assorti de « droits et devoirs supplémentaires », les allocataires bénéficiant d’un accompagnement renforcé rendu par « un service public de l’insertion dont l’État sera responsable », mais étant tenus de s’engager dans un « parcours d’insertion » qui empêche de refuser plus de deux offres raisonnables d’emploi ou d’activité.
À ce stade, il est difficile d’apprécier ce qui relève de la rhétorique électorale contre la supposée « culture de l’assistanat », dès lors qu’il n’est pas expliqué ce qu’il advient de l’intéressé lorsqu’il ne tient pas ses engagements : la rue, la prison, l’habit rayé… ? Outre que les responsables, avertis par le désastre de la réforme du « Universal Credit » au Royaume-Uni, connaissent les risques de faire beaucoup de perdants à côté des gagnants lorsque le pilotage est prioritairement budgétaire.
En l’absence de garanties claires sur les sanctions et les moyens d’accompagnement, ce dispositif pourrait aggraver les risques sociaux, en accentuant la précarité des publics les plus fragiles.
Nicolas Maxime