Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Bien que la série Germinal[1] présente de nombreux défauts, la comparaison avec notre époque actuelle démontre que la bourgeoisie avait toujours ce discours méprisant et condescendant à l’égard des classes laborieuses. Quelques exemples :
Remettez toutes ces phrases et ces situations dans le contexte actuel, et l’on peut voir que peu de choses ont évolué. On a à peu près ou prou tous les éléments de langage paternaliste du macronisme ou de la droite néolibérale type Sarkozy ou Fillon : « les assistés », « les fainéants », « apprenez à gérer votre budget », « soyez responsables ».
Après la progression sociale du salariat pendant les Trente Glorieuses, nous retournons ainsi à l’ère Germinal. Si les salariés ne descendent plus dans des galeries sous terre, cela n’a pas empêché de voir des employés travailler durant la crise sanitaire sans masques et sans matériel de protection au péril de leur vie.
La classe dominante, la bourgeoisie, quant à elle, est toujours aussi méprisante, demandant toujours plus aux salariés pour accaparer toujours plus de richesses et satisfaire son idéologie mortifère capitaliste néolibérale. Cette classe sociale vit constamment aux dépens des autres pour s’enrichir et cela n’a pas changé depuis la fin du XIXᵉ siècle.
Nicolas Maxime
[1] David Hourrègue (réal.), Germinal, série télévisée en 6 épisodes, d'après le roman d'Émile Zola, France Télévisions, Banijay Studios France, 2021.