Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
On est quand même tombés dans un niveau de bêtise incroyable. Entre l'influenceuse Laurine TV, qui demande aux agriculteurs d’arrêter de manifester avec leurs tracteurs à 2 millions d’euros — et leur suggère carrément de fermer leur exploitation — et Sarah Knafo, en roue libre, dans une conférence aux couleurs criardes, pour nous expliquer qu’un patron, c’est celui qui s’entoure de gens plus intelligents que lui, et qu’en plus, pour « rendre la ville belle », il faut faire plus confiance au privé qu’au public, sous-entendu : privatisons tout… on atteint des sommets.
On pourrait en rire. On pourrait en pleurer. Mais au fond, le constat suivant est que l’Occident se dirige vers une idiocratisation du débat public comme si la stupidité devenait la norme et que l’intelligence et le bon sens étaient relégués au rang d’options facultatives.
Une chose est sûre. Si nous continuons à laisser la bêtise s’installer comme norme, il ne faudra pas s’étonner lorsque les sociétés occidentales se retrouveront à bout de souffle, incapables de faire face à leur propre décomposition intérieure.
Nicolas Maxime