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Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...

Le « dictateur cool » : un nouveau modèle politique ?

C’est un nouveau concept tout droit venu d’Amérique latine : le « dictateur cool », ni de gauche ni de droite, casquette à l’envers, communication essentiellement via les réseaux sociaux, tout en s’asseyant sur l’État de droit et en appliquant une politique ultra-libérale.

Le cas cité est celui de Nayib Bukele, président du Salvador, dont le taux de popularité dépasse les 90 %[1], malgré des suspicions de dérives autoritaires et de corruption dans son entourage proche, régulièrement évoquées par différentes organisations et observateurs internationaux.

AndreX, Presidente Bukele (cropped).jpg, 3 juin 2019 — Licence Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 (CC BY-SA 4.0).

Ce type de gouvernance repose sur une forte personnalisation du pouvoir, une communication directe avec la population via les réseaux sociaux et une politique sécuritaire très marquée, notamment dans la lutte contre les gangs.

Une inspiration à venir pour la France et l’Europe ? La question mérite d’être posée, tant ce modèle semble trouver un écho chez des personnes en quête d’ordre et de réponses immédiates.

 

Nicolas Maxime


[1] CID Gallup, Encuesta de Opinión Pública Latinoamérica, janvier 2024. L’enquête indique que Nayib Bukele figure parmi les chefs d’État les plus populaires d’Amérique latine, avec une approbation dépassant les 90 %.

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