Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Liberté, associée à Charles de Gaulle, qui a incarné le refus de la défaite lors de l’appel de l’Appel du 18 juin 1940 et contribué à l’organisation de la Résistance face à l’envahisseur nazi.
« Quoi qu'il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. »[1]
Égalité, associée à Ambroise Croizat, ministre des travailleurs, à l’origine de la création de la Sécurité sociale en 1946, visant à harmoniser les conditions de vie.
« Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès. »[2]
Fraternité, associée à l'Abbé Pierre, engagé toute sa vie auprès des plus démunis, et à l’origine de l’appel du 1er février 1954, souvent qualifié d’« insurrection de la bonté ».
« Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprends espoir, ici on t'aime. »[3]
Ces trois hommes ont été contemporains et se sont probablement croisés.
Que s’est-il passé en 70 ans pour que nous passions de Charles de Gaulle, Ambroise Croizat, Abbé Pierre à Jordan Bardella, Gabriel Attal, Gérald Darmanin, Laurent Wauquiez, Manuel Bompard ou encore Sandrine Rousseau ?
Liberté, Égalité, Fraternité… des mots toujours gravés, mais un esprit qui semble s’être érodé. Qu’avons-nous fait de leur héritage ?
Nicolas Maxime