Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
Les revendications identitaires des uns et des autres menacent de fracturer l’unicité et l’indivisibilité de la République. Ces sujets de société sont devenus la grande diversion médiatique qui relègue au second plan la question sociale et celle du dérèglement climatique.
Une solution consisterait à séparer le politique de la question identitaire et à instaurer dans le même temps un référendum d’initiative citoyenne. Si certains souhaitent promouvoir l’écriture inclusive ou, au contraire, interdire le voile dans l’espace public, il leur appartiendrait de mobiliser la société civile et de réunir le nombre de voix nécessaires pour faire adopter ces propositions de loi.
L’État et les élus politiques ne se mêleraient plus directement des sujets identitaires et religieux, sauf lorsqu’ils relèvent des missions régaliennes ou de l’économie, comme les violences faites aux femmes ou le terrorisme islamiste. Ils pourraient ainsi se concentrer de nouveau sur leurs missions essentielles : l’économie et la protection sociale, les domaines régaliens et la transition écologique.
Les Sandrine Rousseau ou les Éric Zemmour n’auraient alors plus aucun intérêt politique à faire de ces controverses leur principal terrain d’expression et devraient probablement changer leur fusil d’épaule.
Une telle proposition est sans doute difficile à mettre en œuvre dans l’état actuel des institutions. Mais il faudra bien trouver un moyen de préserver la cohésion sociale et de pacifier les tensions qui traversent aujourd’hui la société.
Nicolas Maxime