Je n’ai pas de parcours universitaire classique, je suis autodidacte. Je suis devenu critique du néolibéralisme, de ses effets économiques, sociaux et culturels. Mes références actuelles sont Emmanuel Todd, René Girard, Jean-Claude Michéa, Dany-Robert Dufour, Bernard Friot, Frédéric Lordon, David Cayla, Coralie Delaume, David Graeber, Michel Feher, Naomi Klein...
C'est toujours fascinant de constater à quel point une Eugénie Bastié peut sembler clairvoyante à certains moments, comme lors de cet extrait où elle exprime sa préoccupation face aux nouvelles générations, estimant que le véritable danger actuel pour la jeunesse est le nihilisme, qu'elle juge encore plus inquiétant.
Et EN MÊME TEMPS, être autant à l'ouest sur les causes en vantant les mérites du capitalisme néolibéral, artisan de la destruction des services publics et de la Sécurité sociale donc des solidarités collectives qui permettent précisément de faire corps, de créer des liens sociaux et de prémunir les individus contre ce vide existentialiste qu'est le nihilisme.
C'est tout le paradoxe de cette droite conservatrice (à l'image d'une Marie-Estelle Dupont) dont on peut apprécier certaines positions et fustiger leur aveuglement concernant le système économique. Eugénie Bastié a beau dénoncer le risque du nihilisme pour la jeunesse, elle déplore les conséquences dont elle chérit les causes.
Nicolas Maxime